A peine 15 ans après la fin du communisme, les Polonais savent encore reconnaître de la propagande quand ils y sont confrontés.
Via Instapundit
A peine 15 ans après la fin du communisme, les Polonais savent encore reconnaître de la propagande quand ils y sont confrontés.
Via Instapundit
C’est la constatation de Mohammed.
Je rappelle à mes lecteurs qu’il existe un tas de blogs iraqiens, ou écrits par des iraqiens en exil:
Iraq Now
Fayrouz
Baghdadee
Nabil’s blog
Iraq at a glance
Healing Iraq
Iraq the model
Sam
The mesopotamian
Je dois d’ailleurs mettre à jour mon blogroll qui ne signifie pas grand chose en l’état actuel…
La situation à Falloujah:
Dans ce post, je faisais l’hypothèse que les Marines n’avaient pas nettoyé la ville préférant attendre que les terroristes survivants puissent se regrouper et les frapper à un moment où ils sont plus vulnérables.
Aujourd’hui je m’aperçois en lisant l’indispensable Instapundit que j’oubliais pas mal de choses:
– les habitants de Falloujah vivent maintenant sous le règne des terroristes, et ils n’aiment pas ça du tout: du coup sans support dans la population les terroristes perdent l’un de leur seul atout
– Falloujah est devenu LE refuge des terroristes et ils ont accouru dans la ville… Ainsi regroupés, ils sont plus vulnérables!
Evidemment Glenn Reynolds l’avait compris avant moi.
A Baghdad:
Les heurts relatés comme « une nouvelle phase de guérilla urbaine immédiatement après la remise du pouvoir au nouveau gouvernement irakien » par les médias occidentaux faisaient en fait partie d’une opération anti-terroriste menée par l’armée et la police irakienne.
Maintenant voilà que la police nettoie un quartier des criminels de droit commun.
Ces deux actions prouvent que la police irakienne n’est plus simplement sur la défensive mais bien sur l’offensive. Les terroristes perdent. Le nouvel Iraq gagne. Lire à ce sujet Lieutnant Smash, et suivre les multiples liens sur son blog.
(tout ce post repose sur les infos relayés par l’infatigable et inépuisable Glenn Reynolds, dont on se demande s’il sait ce que « blogger burnout » veut dire…)
Un petit topo sur la Convention de Genève et les obligations afférentes: via Volokh.
Encore des obus chargés au sarin et au gaz moutarde trouvés en Iraq: confirmation de D Rumsfeld.
Tiens, c’est la fête de l’Indépendance.
FG me transmet ce texte de Mark Steyn:
Mark Steyn, Sunday Telegraph Opinion, 07/07/2002
Jeudi, pour célébrer l’indépendance des États-Unis je l’ai célébrée, moi aussi, l’indépendance des États-Unis ; pas seulement vis-à-vis du Roi George III mais aussi vis-à-vis du reste de ce qui passe pour le monde civilisé. Il suffit de jeter un coup d’oeil sur n’importe quel journal européen pour se rendre compte que l’Amérique est le mouton noir du monde occidental, et qu’elle l’est toujours davantage depuis le 11 septembre.
Personnellement, rien ne pourrait me faire plus plaisir. Je suis ravi que les États-Unis ne marche pas au pas de, disons, la Belgique. Non que je sois « belgeophobe ». Si les Belges veulent soutenir la Cour Pénale Internationale, garder Saddam au pouvoir jusqu’à ce que son arsenal nucléaire soit prêt à l’envol et continuer à subventionner les versements de Yasser Arafat aux familles des kamikazes, faites donc, vous êtes un pays indépendant.
L’ennui c’est que, du côté européen, c’est l’idée même d’indépendance qui est en cause. Ce qui Reste de l’Ouest ne conteste pas tant les positions de l’Amérique que son Droit d’en prendre une. C’est tellement « unilatéraliste » ‹ ce qui , quand on y réfléchit, qu’un autre mot pour dire « indépendant ». Lorsque vos positions sont aussi indépendantes du consensus mondial que celles de M. Bush alors il faut que vous soyez ‹ dites-le tous ensembleŠ « arrogant ». Ou en tous cas c’est ce que nous assurent des types aussi connus pour leur modestie que John Simpson, le libérateur de Kaboul, et l’anonyme que celui-ci interviewait la semaine dernière dans le Telegraph, le « haut fonctionnaire britannique » qui se plaignait de l' »arrogance » du Président tout en le décrivant comme un « ours avec très peu de cervelle ».
On a de la peine pour Sir Hugh Sless-Auld-Ffarquahar, GCMG [Grand Cross of the Order of Saint Michael and Saint George], ou Tartempion, ou qu’importe. À l’évidence, la présidence des États- Unis n’a jamais attiré de talents du même calibre que le Vice-Sous Secrétariat Permanent auprès du Ministère des Parkings Publics. Cependant, je me demande si c’est tout à fait la meilleure manière de faire en sorte que la voix de la Grande-Bretagne se fasse entendre à Washington. Ce dont se plaint Fat-Ffarquahar est que M. Bush ait osé « dire aux Palestiniens qui ils devraient ou ne devraient pas avoir pour chef ». Or, ce n’est pas exactement ce qu’a dit le Président et en fait, c’est l’Euro-élite qui explique aux gens pour qui ils peuvent ou ne peuvent pas voter. En février, Louis Michel, Ministre belge des Affaires étrangères, parlant au nom de l’UE, ne menaçait-il pas l’Italie de sanctions si elle votait pour la Ligue du Nord d’Umberto Bossi ? À cela rien d' »arrogant », paraît-il.
En d’autres termes, les Michels et les Pattens et les Fat-Blablaths sont un exemple de ce que les psychologues appellent le déplacement. M. Bush est un gars poli, un modeste. Il parle doucement parce que c’est lui qui a le plus gros bâton du monde. À l’inverse, la voix des Européens se fait toujours plus aiguë parce que leur baguette est plus minuscule encore que le pénis notoirement grêle d’Osama ben Laden. S’ils voulaient, ils pourraient faire que leur baguette soit un peu plus grosse, en dépensant davantage pour leur défense. Mais c’est ce qu’ils ont consciemment choisi de ne pas faire : comme le disait Paavo Lipponen, Premier ministre finlandais, lors d’un récent discours à Londres :
« l’UE ne doit pas devenir une superpuissance militaire mais doit
devenir une grande puissance qui ne prendra pas les armes à toute
occasion pour défendre ses intérêts propres ».On y perd peut-être un peu dans la traduction mais, si c’est bien ce qu’il voulait dire, alors l’Union Européenne a entrepris un projet de domination universelle vraiment unique au monde, puisque c’est à coup de sermons qu’elle prétend soumettre le reste de la planète. Si on permettait à M. Bush d’en faire à sa tête, cette stratégie de la criaillerie impuissante ‹ grande gueule et pas de culotte ‹ serait démasquée et avec elle ses poseurs.
Cependant, l’Amérique est aussi une anomalie historique : c’est la première superpuissance qui ne soit pas impériale. Elle n’a pas de colonies, et aucun désir d’en avoir. Pendant près de 60 ans, elle a pratiquement seule assumé la défense de l’Occident, tout en créant et en entretenant des structures ‹ l’ONU, l’OTAN, le G 8, qui ne sont là que pour permettre à ses « alliés » de faire comme s’ils étaient sur un pied d’égalité. À la place d' »alliés », lisez plutôt des annexes et dépendances : c’est parce que la charité des États-Unis accorde de généreuses garanties de défense que les États européens ont pu se permettre de gaspiller leurs recettes dans le socialisme médical et autres dépenses sociales extravagantes. La non arrogance de Washington est sans égale dans l’histoire du monde : c’est la puissance américaine qui mate la Bosnie mais c’est le ridicule Paddy Ashdown qui ira se pavaner dans le coin pour jouer les Vice-rois de l’Union Européenne.
Entre-temps, à Washington, on fait les comptes de manière plus posée. L’Amérique sait désormais à quoi il se réduit, le fameux multilatéralisme : après le 11 septembre, l’OTAN a invoqué son fameux Article 5 ‹ une attaque contre l’un des membres est une attaque contre tous ‹ et, alors même que la déclaration sortait des photocopieuses, tout un tas de ces alliés officiels des États-Unis expliquaient déjà que tout cela c’était pour la frime. Ca ne sert à rien de mettre en commun des ressources avec des gens qui n’ont aucune ressource à mettre en commun. Ca ne sert à rien de se rassembler pour former un tout qui est moins que la somme de votre part individuelle.
Si l’Europe trouve cela « arrogant », eh bien qu’elle agisse ! Vous ne voulez pas que Bush renverse Saddam ? Parfait ! Passez donc avec lui un pacte de défense mutuelle. Vous aimez tant que ça Yasser Arafat ? Envoyez votre mythique Force de Réaction Rapide jouer les gardes du corps à Ramallah. C’est ça que font les puissances réelles. En revanche, les fonctionnaires sarcastiques qui lâchent des remarques condescendantes sur les habitants des colonies, ça n’impressionne plus personne. Ce type-là de débat, c’est en 1776 qu’il a trouvé sa conclusion.
Alors que Pascal Bruckner a complètement craqué, Romain Goupil continue de penser que la libération de l’Iraq était une bonne action.[ D’ailleurs ARTE a diffusé son reportage tourné en Iraq, à Bagdad, et je m’aperçois que j’ai raté ça…]
Il est de notoriété publique que Bush lied people died, qu’il n’y a jamais eu d’obus binaire chargé en sarin produit en Iraq, pas plus que de gaz mystérieusement réapparu entre les mains de terroristes en Jordanie, que les soldats US ont fait nettement plus de morts que ceux de Saddam, qu’ils sont notoirement portés sur la gâchette, qu’ils torturent allègrement, détruisent les mosquées, tirent sur les enfants, et mangent du porc à tous les repas en buvant de grandes lampées de Johnny Walker (j’ai rien oublié ?).
Aussi, quand Emmanuelle Bosc de 20 Minutes interviewe Romain Goupil, elle lui pose cette question:
Faire ce film, est-ce un mea culpa à la suite de votre engagement pour l’intervention militaire en Iraq ?
Hé bien non, il ne se repent pas, le bougre:
Je reste intimement persuadé qu’il fallait intervenir. Ceci est ma position de citoyen militant. Mais ma position de cinéaste est autre: mon boulot n’est en aucun cas d’illustrer un discours par des images, comme un tract. Le maximum que je puisse espérer de mes films, c’est de susciter des questions, pas de donner des réponses. Je laisse cela à d’autres, comme Michael Moore ou William Karel. Selon moi, eux font un travail de propagande
[…]
Je ne pourrais signer aucune de leurs images. D’après moi ils font un cinéma d’illustration, proche de la mystification.
Pour info, William Karel est diffusé en ce moment même (23h30 vendredi 18/06/04) sur France2 dans l’émission « Contre-courant« …
Résumé d’un débat entre Kouchner et quelques bellicistes haineux: La Minute du Sablier.
Intéressant, à lire jusqu’au bout malgré la très faible mise en page.
« Ah si seulement Bush s’était occupé de politique internationale avant le 11 Septembre, il aurait pu prévenir les attentats! ». Et l’anti-bush zélé aura tôt fait d’ajouter: c’est certainement parce qu’il ne voulait pas les empêcher… Bien sûr, coller la responsabilité de la non-prévention des attentats du 11 Septembre sur le gouvernement de Georges W Bush est d’une stupidité rare, puisqu’il n’a eu que 8 mois d’activité alors que la préparation des attentats remonte bien au-delà. En fait il se trouve que les attentats auraient du avoir lieu plus tôt, et qu’elle a été reportée:
Citant des sources non identifiées qui ont pris connaissance des conclusions de la commission d’enquête, le Washington Post écrit que le cerveau présumé du complot, Khalid Cheikh Mohammed, détenu par les forces américaines depuis mars 2003, a réussi à convaincre le chef d’Al-Qaida, Oussama Ben Laden, de reporter les attentats. Ceux-ci étaient initialement prévus en mai ou en juin.
Voir L’immonde (parce que j’ai pas cherché le lien sur le WaPo, désolé…).
Dans un autre registre, le FMI ne souhaite pas l’abandon de la dette contractée par Saddam pour construire ses palais et acheter ses armes. Dommage, c’était une excellente occasion de montrer que prêter à des dictateurs peut s’avérer très risqué…
Moqtada a les chocottes:
The anti-American Shiite cleric Moktada al-Sadr on Friday endorsed the new interim Iraqi government and appeared to urge his followers to honor a week-old cease-fire that has been frayed by continuing violence.
C’est dans le New York Times, pourtant pas un exemple d’unbiased reporting. Bizarrement on en entend pas parler dans les médias français… Comment ? Al Sadr au pas ? Du sarin en Irak ? Des moteurs de missiles en Jordanie ? Une bombe atomique en Iran ? C’est bien plus important les annulations de festival parce que le gouvernement ne soutient pas la culture…