L’article le plus complet qu’il m’ait été donné de lire à ce jour sur les liens entre le régime baasistes et les terroristes d’Al Qaeda: The Connection.
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Le carnaval
Carnaval antiguerre à Paris.
Erik Svane y était. Voir les posts sur No pasaran, la nouvelle demeure de Bill de Merde In France, qui co-blogge avec Erik Svane. Ils ont crashé la manif « antiguerre ». Voir aussi la capture des bannières ennemies.
Sur une longue liste
dans la longue liste des armes de destruction massive introuvables, ajoutez les moteurs de missiles. Via Little Green Footballs
Périsse donc le festival de Cannes!
Billet radiophonique diffusé le 30 mai 2004, sur RCJ, par M. Gurfinkiel (avec son autorisation).
Ayons le courage de le dire : le Festival de Cannes est aujourd’hui – et de loin – le plus mauvais festival de cinéma du monde. Le déclin a sans doute commencé voici une trentaine d’années, quand on rasa le joli palais de la Croisette, sorti d’un roman de Scott Fitzgerald, pour le remplacer par ce que les populations locales eurent tôt fait de surnommer « le bunker ». Les lieux ont un esprit. Surtout les lieux d’exception. Ils se vengent quand on les saccage. Du jour que le carrosse de la Croisette a été changé en citrouille de béton, le Festival de la liberté est devenu celui de la provocation ; le Festival de l’élégance, celui du toc ; et celui des créateurs n’a plus été que celui des faiseurs.
2004 restera, à cet égard, le millésime noir, le nadir , l’ annus horribilis . Si j’en crois les critiques, les vrais, les seuls, ceux qui aiment le cinéma d’amour-passion, les oeuvres fortes et les chefs-d’oeuvre n’ont pas manqué. Wong Kar-Wai, Chinois de Hong-Kong, l’auteur du fabuleux In the Mood for Love, que les jurés cannois avaient déjà ignoré, en l’an 2000, présentait un autre film, dans la même veine et sous le signe du même génie, 2046. Rien. Pas une mention. Pas un accessit. Pas le plus petit prix périphérique pour le scénario, la photographie ou les seconds rôles. Cela fait furieusement penser aux Editions Gallimard de 1917, recalant Marcel Proust parce que A la Recherche du temps perdu n’était, à leurs yeux, qu’une « histoire de duchesses ». Sauf que la faute, ici, est suivie d’une récidive. Le Brésilien Walter Salles, auteur de Centro do Brasil, l’un des meilleurs films des années quatre-vingt-dix, raconte, dans Carnets de Voyages, le périple en moto à travers l’Amérique latine, en l’an de grâce 1952, d’un certain Ernesto Guevara qui allait devenir le Che.
Un sujet qui aurait pu être politiquement correct, mais où les sentiments humains l’emportent, malheureusement, sur la ligne du parti, et où l’on cherche en vain la moindre allusion prophétique à la révolte des peuples du début du XXIe siècle, latinos ou autres, contre l’affreuse administration George W. Bush. Pas un prix, évidemment. Pas une mention. Pas un accessit. L’Anglais Stephen Hopkins, dont rien ne permet de penser qu’il n’est pas de gauche, n’a pas eu plus de chance avec son portrait saisissant, tragique, du célébrissime acteur Peter Sellers ; il est vrai qu’il a eu la sottise de ne pas dire à haute voix, comme tout le jury s’y attendait, que ce portrait était en fait une dénonciation du meilleur acteur britannique après Sellers, le premier ministre actuel Tony Blair, soi-disant travailliste mais surtout ami de l’affreux George Bush-fils, l’actuel président des Etats-Unis.
La palme d’or, on appelle toujours cela la palme d’or, buvons le calice jusqu’à la lie, est allée à un non-film, un machin de propagande, Farenheit 9/11, le pensum où l’Américain Michael Moore (Michael Moore ? Vous connaissez ? Vous avez vu UN SEUL de ses films ? Vous avez dit une seule fois, ces dernières années, à votre vieille mère, votre épouse bien-aimée, ou votre petite amie : « Allez, ce soir, on se lâche, on va voir le dernier Michael Moore? « ).
L’Américain Moore, donc, prénom Michael, s’évertue à prouver que la famille Bush, George père et George fils, connaissait la famille Ben Laden, père, mère, fils, cousins, cousines, oncles et petits-neveux, et que, par conséquent, suivez mon regard, ils ont été complices des événements du 11 septembre 2001. Passons sur la thèse, la plus débile et la plus honteuse qui soit.
Bien sûr que les Bush, industriels américains du pétrole, avaient rencontré des Ben Laden, compradores d’une monarchie pétrolière, et même sympathisé avec eux, comme on sympathise, très superficiellement, entre gens du même business. Mais ce qui est intéressant – et que Moore (vous avez dit Moore, comme c’est Moore) n’a même pas le demi-quart de talent de montrer -, c’est que, primo, les Ben Laden, charmants Saoudiens américanisés, ont bien produit le canard noir Oussama, qui, après une carrière de playboy, est devenu le grand pontife que l’on sait de l’islam ultra-rigoriste et du terrorisme tous azimuts, et que, secundo, Bush-fils, tout ficelé qu’il aurait dû être dans ses amitiés saoudiennes, n’en a pas moins pris – avant et après le 11 septembre – ses distances avec Riyad, en particulier, et le monde arabo-musulman, en général, fait la guerre en Afghanistan et en Irak, et soutenu Israël.
Au-delà de la thèse, il y a les moyens. Bien entendu, on peut faire son cinéma comme on veut, mélanger les genres, les styles et les écritures. Si l’on a du talent. Ou l’ombre d’un talent. L’ennui, c’est que Moore (vous avez dit Moore, vous êtes sûr que votre dernier IRM était rassurant ?), Moore, der Mann ohne Talent [sans talent], qui abuse des images d’archives (normal pour quelqu’un qui, le pauvre, ne sait pas filmer), y mêle, sans crier gare, des images façon archives, mais purement fictives. Il est accablant que le Festival de Cannes donne sa palme de cinéaste à un simple monteur, mais plus désespérant encore qu’il le donne à un monteur menteur.
Je passe sur les autres méfaits et ridicules de Cannes 2004. Sauf sur le prix, dit de la Caméra d’Or, attribué, à l’Israélienne Keren Yadaya, pour un film intitulé Or. J’ai cru d’abord que le jury, épuisé par l’affaire Moore (vous avez dit Moore, allongez-vous, le docteur est là dans une minute), avait cédé aux vertiges de l’homonymie. Il paraît que non. Que c’est vraiment le film que l’on récompense. Une histoire de prostituée dont la fille sombre, elle aussi et inexorablement, dans la prostitution. Allons, allons, ne me dites pas que vous n’avez pas compris : un symbole aveuglant de la malédiction héréditaire qui pèse sur le sionisme !
Périsse donc le Festival de Cannes, sauf, bien sûr, si, par miracle, il redevient ce qu’il était. Et que vive le cinéma !
par M. Gurfinkiel
Résistance
Petite biographie de Marek Edelman:
Edelman is no stranger to talking strong and principled stances. Having survived the Warsaw Ghetto uprising in 1943, he came back to Warsaw the following year to fight in the Warsaw Uprising. In the 1980s he was an anti-communist activist in the « Solidarity » movement, and in the late 1990s he wrote an open letter to President Clinton urging him to take action to stop the slaughter in Kosovo. Last year, at the start of the Iraqi war, he already spoke out in support of the Coalition action.
L’interview de cet homme est à lire chez Chrenkoff.
A lire aussi le Carnival of the liberated
(via Instapundit)
Tribalisme
J’ai lu plusieurs articles allant dans le sens d’une confirmation de ma théorie sur des luttes de clan entre le Department of State (ministère des affaires étrangères) et le Departement of Defense (ministère de la défense) concernant Chalabi.
En voici un dans le IHT, un autre dans le Wash Times, et un troisième de Michael Ledeen.
Et encore des bonnes nouvelles
Pour une fois…
Quand la milice d’Al Sadr, vous savez, le révolutionnaire shiite qui allait bouter les Américains hors d’Iraq, est mise en déroute à Karbala, que doit titre Le Monde ?
– « la milice d’Al Sadr défaite à Karbala »
ou
– « L’armée du Mahdi a été chassée de Kerbala au prix d’importantes destructions » ?
Vous connaissez bien sûr la réponse, parce que vous savez qu’une bonne nouvelle concernant l’Iraq ça n’existe pas. Alors il faut noircir le tableau, omettre d’analyser, et ajouter des commentaires ambigüs. Malgré tout, pour une fois, l’article a un réel contenu « informatif ».
l’armée américaine, vainqueur incontesté de la bataille de Kerbala, contre les jeunes « soldats » dépenaillés de « l’armée du Mahdi » obéissant à l’imam radical chiite Moqtada Al-Sadr
Informations:
l’armée US a gagné les combats militairement contre des crapules terroristes.
Distorsion: c’étaient des pauvres enfants égarés par le méchant imam.
A Kerbala, depuis le vendredi 21 mai, la milice chiite n’existe pratiquement plus. Sa mosquée non plus, qui a été quasiment détruite par les chars d’assaut.
Information: Karbala est libérée.
Distorsion: les chars ont détruit « la » mosquée de Karbala.
Omission: les mosquées sont utilisées comme camp de base par les miliciens, ce qui constitue un crime de guerre. Il est fréquent d’y retrouver de véritables arsenaux. Une fois désignée cible militaire du fait de son utilisation militaire, il est légitime d’ouvrir le feu contre les occupants du bâtiment.
Après des semaines de combats de rue et des dizaines de morts, le général a décidé d’employer les grands moyens, c’est-à-dire les chars d’assaut, contre les dernières poches de résistance.
Info: l’armée US a soigneusement évité d’employer « les grands moyens » et pourtant a décimé son adversaire. Pour éviter des combats trop violents et des pertes inutiles, nettoyage avec un assaut blindé.
Omissions: de quel côté sont les « dizaines de mort » ? Combien de chars ? combien d’hommes pour mener l’assaut ? Des pertes US ? Aucune perte civile ?
Grâce à l’action de ses soldats, claironne le général, « les écoles peuvent rouvrir, les élèves étudier en toute sécurité, les commerces rouvrir leurs portes et prospérer »
Problème : il n’y a pratiquement plus un hôtel, un magasin ou un restaurant debout sur l’avenue Al-Mokhayam, la principale artère commerçante de Kerbala, qui borde deux des plus grands mausolées sacrés du chiisme mondial, ceux des imams Hussein et de son demi-frère Abbas. Le premier monument a reçu plusieurs projectiles de gros calibre, qui se sont fichés dans sa grande porte de bois sculpté et dans le marbre blanc de ses murs de soutènement.
Information: l’opération est un succès, et les activités civiles vont enfin reprendre. Les principales attractions de la ville sont quasiment intactes.
Quelques bâtiments sont détruits.
le quartier rappelle Beyrouth au plus fort de la guerre civile.
Fallait-il vraiment en arriver là ? Bien sûr, ici comme à Nadjaf, à 50 kilomètres plus au sud, la plupart des commerçants ne sont pas mécontents de la disparition d’une bande armée qui faisait fuir, depuis plus d’un mois, tous les touristes et pèlerins attirés par les superbes coupoles et minarets dorés des mausolées. « Ces types-là nous ont ruinés », fulmine Abou Mohammed, un marchand de pâtisseries.
Information: les Iraqiens savent qui les a ruinés.
Distorsion: l’allusion à Beyrouth, la construction de la phrase « bien sûr ici comme à Nadjaf » qui sous-entend le « mais » qui n’arrive pas, tout simplement car il n’y a pas de mais. Les gens sont soulagés. Fin des combats.
L’Amérique paiera. Comme elle a payé à Fallouja, chez les sunnites, et comme elle vient de payer – 1,3 million de dollars – pour racheter environ 4 000 kalachnikovs et 2 460 lance-grenades RPG aux habitants de la cité Sadr, le grand et misérable faubourg chiite de Bagdad, où Moqtada Al-Sadr recrute l’essentiel de ses troupes.
Information: l’armée US répare ce qu’elle détruit dans ses opérations.
Distorsion: à lire Le Monde on a l’impression que l’armée US distribue des dollars pour acheter la paix.
Omission: L’usage de la force armée en territoire urbain s’accompagne toujours de destructions, et l’armée US fait preuve d’une restreinte incroyable et d’une maîtrise de sa puissance de feu proprement stupéfiante. Les pertes civiles sont très limitées, de même que les pertes militaires US au combat (la majorité des morts US a lieu dans l’explosion de bombes artisanales, les « IED »).
Le risque majeur d’un combat anti-insurrectionnel c’est d’employer une force hors de proportion, de provoquer des morts civils en grand nombre, et finalement de retourner la colère des habitants contre l’armée qui les délivre. Il apparait tout de même à la lecture de cet article:
– que les habitants sont contents d’être débarassés des miliciens,
– que la réponse militaire a épargné les lieux les plus critiques (les deux mausolées),
– qu’il n’y a pas de victimes civiles (aucune mention!),
– que l’armée US prend à sa charge la reconstruction.
Ma conclusion: du combat anti-insurrectionnel réussi.
Crédibilité sur l’Iraq: faible
… non pas pour Bush, mais pour les médias US.
Voir à ce sujet l’indispensable Instapundit, qui linke notamment Fox News.
Pour lire des bonnes nouvelles, rien ne vaut le Net, par exemple Carnival of the liberated, via Instapundit toujours. Les citoyens US ne se laissent pas berner. Les Européens par contre…
Torture
Via Roger Simon, récit de torture en Irak:
Two beheadings, during one of which “Happy Birthday, Saddam” is being sung in Arabic.
Fingers being cut off one by one from a hand tied to a board.
People being thrown off four-story buildings, one forced to wear a Superman costume.
A man scourged ninety-nine times.
Three different instances of gas poisonings (probably employing different types), including dead babies.
Ne vous inquiétez pas, la personne à l’origine de tout ça est en prison désormais. Grâce aux soldats Américains.